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Cendrillon, opéra comique de Jean-Louis Laruette et Louis Anseaume

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Cendrillon, opéra comique de Jean-Louis Laruette et Louis Anseaume

38,00 €   

Format 21x29,7 cm,
210 pages,
livret complet et partitions,
notes et commentaires,
dos carré collé,
couverture couleur pelliculée,
intérieur ivoire 120 g

EAN: 9782849260548

Plus de détails

D'un petit volume déniché un peu par hasard à la bibliothèque de l'Arsenal a germé, après un jeu de piste passionnant, un opéra-comique : Cendrillon. C'est une œuvre à tiroir, reflet d'une époque très particulière de la musique française, se glissant entre la fin du baroque flamboyant et le classicisme naissant. Le compositeur mêle des airs célèbres d'opéras (qu'il emprunte à des compositeurs comme Jean-Philippe Rameau, Egidio Duny, les parodiant parfois), à des chants populaires (les vaudevilles qui, par référence au texte original, permettaient le jeu de mot, le double sens) et compose ses propres pièces, qu'il adapte parfaitement au texte du librettiste Louis Anseaume.
Rejouée pour la première fois en 2005 en version concert par l'ensemble Les Monts du Reuil à Vincennes, cette Cendrillon de 1759 n'a pas été sans poser beaucoup de questions. Nous tenions à respecter l'esprit d'une interprétation « baroque » attentive, tout en acceptant l'espace de liberté et de création suggéré par le genre. Nos choix s'appuient sur les conseils de musicologues et nous assumons la part évidente d'incertitude inhérente à l'interprétation d'un opéra-comique en vaudevilles de cette période.
Soulignons que c'est devant la grande qualité du livret de Louis Anseaume et des airs de Jean-Louis Laruette que nous avons entrepris ce travail : Cendrillon nous dévoile un compositeur sensible qui s'exprime en demi-teintes et nous touche par ses mélodies tendres et délicates.

Hélène Clerc-Murgier & Pauline Warnier,
Ensemble Les Monts du Reuil


Au cours d'un autre projet, cet ensemble a associé la musique baroque française et la poésie, disponible ici : CD Les Monts du Reuil

L'OPERA-COMIQUE EN VAUDEVILLE

Petit retour aux sources : au tout début du XVIIe siècle, une troupe de comédiens saltimbanques joue des scènes de comédies à la foire Saint-Germain et à la foire Saint-Laurent. Ils attirent un public large et nombreux. Immédiatement, les organes officiels du spectacle vivant de la capitale se révoltent. Et en tout premier lieu, la Comédie française, qui essaie de faire interdire ces spectacles à succès, et n'y parvenant pas de manière définitive, obtient l'interdiction de jouer des pièces «qui forment un tout».
Tenaces, les forains décident de jouer des «scènes détachées»... Il leur est alors interdit de jouer à plusieurs sur scène. Qu'à cela ne tienne, ils se lancent dans le monologue (un acteur sur scène joue plusieurs personnage en disant untel a dit...). Puis, par d'habiles subterfuges, ils jouent l'alternance entre les coulisses et le plateau. Le public ne se décourage pas, bien au contraire, et se déplace en masse pour assister à l'ingéniosité de ces artistes à faire face aux interdits et menaces.
Les comédiens français se déplacent finalement une nuit pour détruire les théâtres construits sur les foires, mais sont condamnés à l'amende pour avoir agit la nuit. Un peu craintifs, les forains proposent alors les «pièces en jargon», c'est à dire des parodies de pièces en alexandrins sans aucun sens, déclamées avec le plus grand sérieux : l'affluence augmente encore! Parallèlement à ces spectacles se développent alors les parodies d'opéra. Mais toutes ces manifestations sont finalement réduites au silence après une interdiction formelle de parler sur scène!
Pour déjouer cette ultime interdiction, les forains inaugurent le «muet à panneaux», dans lequel des panneaux donnent au spectateur le texte des dialogues mimés. Puis, dans un second temps, ils proposent en en-tête de chaque panneau un titre de mélodie connue, ce qui permet au spectateur de chanter le texte lu sur un air qu'il connaît déjà: le vaudeville vient d'entrer au théâtre.
Les chanteurs vont alors prendre possession de ces vaudevilles, puis les compositeurs d'opéras comiques proposeront tantôt leurs propres airs, tantôt des airs emprunté à d'autres et, enfin, parsèmeront le livret de titre de vaudevilles, jouant parfois le double sens avec le texte d'origine de la chanson ; ainsi l'ont fait Anseaume et Laruette dans Cendrillon.
Marin Mersenne, en 1636, définit le vaudeville comme le plus simple de tous les airs, qui s'applique à toute sorte de poésie et que l'on chante note contre note sans mesure réglée : cette grande facilité fait appeler les chansons vaudevilles parce que les moindres artisans sont capables de les chanter. L'étymologie de vaudeville est probablement Voix de Ville, expliquée pour aller à vau-de-ville, comme à vau-l'eau. On trouve des recueils de vaudevilles dès le xive siècle. Les vaudevilles du xviie sont souvent des contredanses, des airs de danse, des airs à la mode, et servent indéfiniment à des couplets nouveaux, que les rimeurs accoutumés à ce genre de poésie établissent sur des patrons rythmiques fixes.
Les vaudevilles, dans le Cendrillon de Laruette et Anseaume, sont au nombre de quatre-vingts, et les retrouver a été une opération fastidieuse (et parfois décourageante !).
En effet, certains peuvent ne pas avoir le bon titre (Du manchon , par exemple, est noté également C?est la fille à la mère Simone dans La clé du caveau) ou apparaître dans de multiples pièces sans mélodie notée (Pourvu que Colin).
Cependant, cette étude apporte un éclairage intéressant sur les airs à la mode de l'époque, sur la circulation des mélodies au sein de différents publics et le taux de notoriété de tel ou tel air. On en retrouve en effet certains dans la plupart des recueils connus, tant en musique vocale qu'instrumentale: Les folies d'Espagne, La Furstemberg, Ah! madame Anroux, Belle brune, Bouchez naïdes, Comme un coucou, Dans un couvent bienheureux, De Joconde, De l'horoscope accompli, Dondaine, Lasson lassi, Mariez-moi, On n'aime point dans nos forêts, Plus inconstant que l'onde et le nuage, Pour voir un peu comment çà f'ra, Quand je tiens de ce jus d'octobre... (cf. sources page 206).
Que je vous aime, par exemple, tiré de l'opéra Aeglé de Lagarde, est une vrai pépite; écrit en 1748, reprit en 1750 et mis au Théâtre de l'Académie Royale de Musique le 18 Février 1751. Il est utilisé de manière parfaite par Anseaume, dont le texte (la déclaration d'amour d'Azor à Cendrillon) s'adapte parfaitement aux envolées lyriques de la musique de Lagarde.


QUESTIONS CONCERNANT L'ÉDITION

Laruette a vingt-neuf ans lorsqu'il écrit son quatrième opéra-comique, Cendrillon. Le sujet, aujourd'hui universel, est inspiré du conte de Perrault dont c'est la première version scénique. Une trentaine de versions suivront rien qu'au xixe siècle (sans parler des versions cinématographiques). Louis Anseaume nous offre un livret de grande qualité théâtrale, plein d'humour et de légèreté, teinté de double-sens libertin.
Cet opéra est mis en musique avec douze airs et quatre-vingts vaudevilles et nous avons choisi, pour procéder à sa reconstitution, les options suivantes :
- Il est quasiment impossible de restituer l'?uvre d'origine du fait des difficultés, d'une part à retrouver l'ensemble des vaudevilles et arrangements de l'époque, d'autre part à connaître de façon précise les conditions dans lesquelles l'opéra était joué. Nous avons donc choisi de restituer dans ce volume une œuvre jouable à notre époque, comprenant tous les textes et musiques ori-ginales connues, mais aussi quelques emprunts, arrangements et réécritures destinés à redonner une cohérence dramatique à l'?uvre. Les musiciens trouveront là une version scénique complète de Cendrillon (le matériel d'orchestre est disponible séparément aux Éditions Buissonnières).
- Le texte du livret d'Anseaume est publié dans son intégralité.
- L'orthographe est modernisé (loi pour loy par exemple), ce qui aide à la lecture, mais ne change en rien le sens du texte.
- La musique écrite ou choisie par Laruette est redonnée telle quelle : nous conservons notamment les parties d'alto qui doublent la basse, comme très souvent dans la musique italienne (la querelle des bouffons est passée par là...), ce qui donne une couleur très spécifique aux airs.
- Nous avons ajouté une ouverture en trois mouvements écrite par Laruette (il n'y en a pas dans Cendrillon) et empruntée au Diable à quatre.
- Nous proposons un entracte (Ritournelle vive extraite de Dardanus, de Jean-Philippe Rameau) entre les deux tableaux principaux.
- Le chœur final, dont la musique n'a pas été retrouvée, est emprunté à l'un des chœurs de Zoroastre de Rameau.
- Le rôle d'Azor, chanté à l'origine par Laruette lui-même (ténor), est proposé ici pour baryton. Nous avons dû donc transposer certains airs (les versions originales sont placées en annexes à partir de la page 178).

Concernant les vaudevilles, la seule indication qui nous soit donnée dans le livret est le titre de l'air, dont il faut ensuite retrouver la trace dans des recueils d'airs ou dans d'autres opéras, puis imaginer l'harmonisation'
- Nous proposons notre prosodie pour les vaudevilles.
- Nous utilisons des orchestrations originales lorsqu'elles existent (Que je vous aime de Lagarde, La sarabande d'Issé de Destouches, Préparons-nous pour la fête nouvelle de Lully, La Fürstemberg de Corette, La Folia de Geminiani, Les petits riens de Guichard).
- Nous avons confié l'harmonisation de certains vaudevilles à Denis Chevallier, dans l'esprit de l'époque, ou laissé la mélodie a capella pour les autres vaudevilles (seule exception : Ah ! Madame Anroux est écrit à trois voix dans Le théâtre de foire de Lesage et d'Orneval).
- Enfin, nous avons demandé à Emmanuel Clerc d'écrire cinq petites pièces, reprenant ainsi les habitudes des compositeurs de l'époque qui empruntaient facilement des musiques, des
thèmes ou des arrangements à leurs confrères.
- Nous n'avons trouvé aucune trace des vaudevilles suivant : Si Diogène était réputé sage, Plus les amants vivront, Avec moi vous faites comparaison, Je m?sentais là-dedans, Sexe charmant dont le partage, Je donnerais les revenus.

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Précisions sur les conventions employées dans l'ouvrage.

- La numérotation employée est la notre et ne correspond à aucune source. Elle permet seulement de retrouver rapidement tel ou tel air. Les seuls numéros existants sont ceux de Laruette. Ils sont signalés après les titres de ses musiques.
- Les titres des pièces ajoutées, donc absentes de l'édition de 1759, sont placées [entre crochets].
- Les musiques de Laruette sont reproduites conformément à l'édition de 1759. Tous les ajouts sont placés [entre crochets].
- Les textes des airs sont toujours placés avant la musique correspondante.
- Les airs transposés sont signalés. Quand cela est nécessaire, la version originale est placée en annexe, à la fin du livre.

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Cette partition n'aurait pas vu le jour sans l'aide précieuse et indispensable de Anne-Violaine Caillaux et Marie-Aude Guyon, violonistes de l'ensemble Les Monts du Reuil, qui ont dès le début travaillé auprès de nous à ce projet.
Nous remercions également chaleureusement Benjamin Alunni et tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis la réalisation de cette partition et des concerts qui ont suivis :
- Philipp de la Croix de Prima la Musica à Vincennes, qui nous a permis de montrer une première version de Cendrillon en décembre 2005, et ceux qui ont participé à ce projet : Johanne Cassar, Jean Noviel, Christian-David Meslé, Jean Selesko, Emmanuel Clerc, Marc Ducornet, Denis Marais, Jean-Claude Paréja et nos marraines : Laurène Blanckaert et Marie Andrieu.
- Georges Boulestreau et les éditions Buissonnières, qui nous ont soutenu tout au long de notre travail;
- Michel Noirey, Raphaëlle Legrand, Jean-Luc Impe, Damien Colas, Judith Le Blanc, Françoise Rubellin et Loïc Chahine pour les recherches musicologiques;
Et enfin, un immense remerciement au claveciniste Davitt Moroney, qui nous fit le précieux cadeau de la gravure de Jean-Louis Laruette.


Création au Grand théâtre de Dijon le 5 février 2008
Cendrillon, opéra comique en un acte.

Direction musicale : Ensemble les Monts du Reuil
Mise en scène : Christian Duchange
Réalisation vidéo : Stephan Castang

Distribution

Cendrillon : Tania Chauche
La marraine : Johanne Cassar
La s'ur aînée : Laure Seguette
La s'ur cadette : Frédérique Moreau de Bellaing
Le prince Azor : Nicolas Rouault
Pierrot : Sébastien Chabanne
chœur de femmes : les musiciennes

Violons : Anne-Violaine Caillaux et Marie-Aude Guyon
Alto : Veronika Jichova
Violoncelle baroque : Pauline Warnier
Clavecin : Hélène Clerc-Murgier

Production : Compagnie l'Artifice.
Coproductions : Duo Dijon, TDB - CDN de Dijon, ABC, Le Théâtre, scène nationale de Mâcon,
Grand Théâtre de Reims, festival Mélimôme, Le Trident (scène nationale de Cherbourg), Opéra de Bordeaux, Festival Les Coups de Théâtre - Montréal (Canada).
Avec le soutien de l'ARCAL.
Adaptation: Christian Duchange et Stéphan Castang pour le texte.
Scènographie : Christian Duchange et Stephan Castang.
Assistant à la mise en scène : Stephan Castang.
Image & montage : Thomas Bart et Julien Schaferllee.
Maquette scénographie et visuel : Alice Duchange.
Création lumières : Jean-Jacques Ignart.
Création costumes et réalisation : Nathalie Martella.
Construction décor : Les Ateliers du Duo Dijon
Réalisation musicale des vaudevilles : Denis Chevallier et Emmanuel Clerc.
Régie Générale : Cati Réau.
Chargée de production : Virginie Lonchamp assistée de Céline Dupuy.
Directeur de production pour Les Monts du Reuil : Thierry Chauvet-Peillex.


Sources pour les vaudevilles :

Glück (dans le diable à quatre),
Lesage et d'Orneval (Le Théâtre de la foire ou l'Opéra-Comique 1722-1734) ,
Parodie du nouveau théâtre italien, tome 1 et 2 (1731),
Clé du caveau, 1811,
Clé des chansonniers, Ballard.


Ce qu'on en a dit à l'époque

Préface de l'édition des oeuvres d'Anseaume 1766
Le conte de fée, intitulé Cendrillon, a fourni à notre auteur le sujet d'une pièce qui porte le même titre, Cendrillon, ainsi nommée par deux s'urs qui la jalousent & qui la maltraitent, n'a pour tous ornements que sa beauté ; mais une fée, sa marraine, la protège : c'est elle qui la fait paraître au bal du prince Azor, sous un extérieur magnifique. Elle a mis ce prince dans ses fers, mais obligée de se retirer du bal avant minuit, sous peine de déplaire à la Fée ; elle a disparu avec tant de promptitude, qu'une de ses mules est restée au pouvoir d'Azor. Il veut absolument retrouver l'inconnue à qui cette mule appartient : pour y parvenir, il fait publier au son du tambour, qu'il veut choisir une femme parmi les plus belles personnes de la capitale. Toutes y accourent, Cendrillon y vient comme les autres & malgré ses haillons, elle obtient la préférence. L'auteur a tiré de ce sujet tout le parti possible, & a su le rendre fort théâtral ; on y trouve divers endroits d'un naturel piquant, d'autres où le sentiment parle son vrai langage.

Mercure de France : 21 février 1759 (p.199)
Le 21, on a donné pour la première fois celui de Cendrillon ; c'est exactement le sujet du conte de Perrault, mis en scène : l'action s'anime et devient très agréable. Cet ouvrage est écrit avec facilité, et le poète a suivi le goût naïf et léger du Conteur, dans le style et dans le dialogue.

Cendrillon : Dictionnaire lyrique, Félix Clément, P. Larousse, 1869
Opéra-comique en un acte, paroles de Anseaume, musique de Laruette, représenté à l'opéra comique le 21 février 1759. L'auteur est moins connu maintenant comme compositeur dramatique que comme auteur, parce que, jouant les rôles de père et de tuteur, plutôt qu'il ne les chantait, il a donné son nom à l'emploi des acteurs sans voix dans ces sortes de personnages.

Au XXe siècle : Paulette Letailleur dans Recherches musicologiques

Cendrillon, comédie sentimentale, presque féérie, est le prétexte d'airs tendres et délicats qui nous montrent un Laruette sensible, délaissant les clameurs et les grands airs imités de l'opéra, un Laruette qui s'exprime en demi-teintes et cherche à émouvoir et à intéresser par le seul moyen d'une musique dépouillée qui touche directement les ?cœurs sensibles-


Jean-Louis Laruette
(Paris 7 mars 1731 - Paris 10 janvier 1792)

Compositeur et ténor français. Fils d'un commerçant qui tenait une boutique de parfumerie, ganterie... rue des Cordelliers, il reçut une bonne éducation. En 1752, il fait ses débuts à l'opéra comique pour doubler Deschamps défaillant, où il joue des rôles d'amoureux. Il fait ses débuts avec le boulevard le 24 août 1758. Plus tard, il joue des rôles de vieillard, malgré sa voix de ténor léger. Il acquiert une réputation telle que les rôles de pères, banquiers, etc. seront écrites pour voix aigues et sont encore connus sous de nom de laruettes. En raison de sa culture et de son intelligence, il devint le « directeur de la musique » de ce théâtre dirigé par Jean Monnet. De sociétaire à la Comédie-Italienne (1763), Laruette deviendra membre du comité (1766). Comme compositeur, Laruette participe activement au développement de l'opéra comique et devient, avec Duni, le créateur de l'Opéra-Comique tel qu'il est caractérisé, c'est-à-dire un mélange de musique et de texte parlé et devenant le précurseur de Monsigny et F.-A. Philidor. Il compose jusqu'en 1772, mais sa santé fragile l'oblige à quitter le théâtre en 1779. Il continue à donner des récitals jusqu'en 1785, et était membre de la Société Académique des Enfants d'Apollon.

Nous remercions chaleureusement Davitt Moroney qui nous a offert la gravure représentant Laruette.

Opéras de Jean-Louis Laruette :
- Le plaisir et l'innocence (14 août 1753 Paris).
- Le boulevard (24 août 1753 Paris).
- Les amans trompés (26 juillet 1756 Paris).
- Le diable à quatre, ou La double métamorphose (19 août1756 Paris).
- La fausse aventurière opéra comique en 2 actes, de Lourdet de Santerre, représenté à la comédie italienne) (22 mars 1757 Paris).
- Le docteur Sangrado (Anseaulme, Duni et Laruette) (13 février 1758 Paris).
- L'heureux déguisement ou La gouvernante supposée opéra comique en 2 actes, mêlé d'ariettes, paroles de Marcouville, joué au théâtre de la foire St-Laurent (7 août 1758 Paris).
- Le médecin de l'amour (opéra comique en 1 acte, en vers, mêlé d'ariettes, paroles d'Anseaulme et Marcouville, donné à la foire st-Laurent (22 septembre 1758 Paris).
- Cendrillon (21 février 1759, Paris).
- L'ivrogne corrigé ou Le mariage du diable (opéra comique en 2 actes, paroles d'Anseaulme, donné à la foire St-Laurent (24 juillet 1759 Paris).
- Le dépit généreux (opéra en 2 actes, paroles de Anseaume et Quétant. Représenté à la comédie italienne) (16 juillet 1761 Paris).
- Le guy de chesne, ou La fête des druides (pastorale en 1 acte, en vers libres, avec des ariettes, paroles de Jonquière, représentée aux Italiens (26 janvier 1763 Paris).
- Les deux compères (opéra comique en 2 actes, de Lourdet de Santerre, représenté à la comédie italienne) (4 août 1772 Paris).




Louis Anseaume
(Paris 1721 - Paris 7 juillet 1787)

Auteur dramatique - Souffleur au Théâtre italien, puis sous-directeur de l'Opéra comique.
On sait peu de choses sur la vie de Louis Anseaume, qui fut cependant un très bon auteur dramatique, maniant avec goût et finesse la langue française. Un long article se trouve cependant dans Les anecdotes dramatiques (1775) :
« Né à Paris, Secrétaire, répétiteur de la Comédie Italienne, est un des principaux Auteurs de ce Théâtre, & auparavant de celui de l'Opéra-Comique. Il embrassa d'abord une profession bien opposée à ce genre de travail. Nos goûts sont nos destins, dit un poète qui se trouvait lui-même dans une circonstance à peu près semblable. M Anseaume quitta les Prêtres de la Doctrine Chrétienne, & prit un autre établissement, auquel il renonça de même ; il put alors se livrer sans réserve à son goût dominant. L'Opéra-Comique attirait beaucoup de spectateurs : ce fut sur ce théâtre, que M Anseaume exposa ses premiers essais : il débuta par un prologue intitulé : la vengeance de Melpomène, & donna ensuite le Chinois poli en France, le Monde renversé, les Amants trompés, la Fausse Aventurière, le Peintre amoureux de son modèle, le Docteur Sangrado, le Médecin de l'Amour, le Maître d'Ecole, le Procès des Ariettes et des Vaudevilles, le Soldat Magicien ; & à la Comédie Italienne, l'isle des Foux, Mazet, le Milicien, les deux chasseurs & la laitière, l'Ecole de la Jeunesse, la Clochette, le Tableau Parlant, la Coquette de village, la Ressource Comique, & a fait tous les Compliments de clôture au Théâtre Italien. Outre les ouvrages dont on vient de parler, M. Anseaume a eu part à quelques autres, tels que Berthold à la ville, le Dépit généreux, la Nouvelle Troupe, &c. Il ne s'attribue même qu'en partie plusieurs des Pièces que nous avons nommées. C?est ce qu'il a toujours eu soin de déclarer ; mais les pièces imprimées sous son seul nom, n'appartiennent qu'à lui seul ; & ce sont, à coup sur, les meilleures. Poyrquoi disputer à un auteur des ouvrages qu'il assure être de lui, & que nul autre écrivain ne réclame- Cette manie est des plus communes dans notre siècle; en est-elle moins injuste- Elle vise à décourager les talents, & trop souvent elle y réussit. Mais revenons à ceux de M. Anseaume ; le genre auquel il s'est particulièrement livré, celui des Pièces mêlées d'Ariettes, n'est pas celui de la vrai Comédie ; cependant il a ses difficultés : il exige de la légèreté, de la combinaison; une coupe relative à cette espère de Drame ; l'art de ménager au Musicien ses avantages, sans lui sacrifier ceux du Poète. M. Anseaume a connu ces principes, & s'en est rarement écarté, surtout lorsqu'il a travaillé seul. Il connaît l'effet théâtral d'une Scène, & ne met en chant, que ce qui est susceptible d'expression ou d'image. On remarque dans son dialogue, & de l'aisance & de la justesse. Il l'étend ou le restreint avec une égale facilité. En un mot, ses ouvrages sont en général, marqués au coin du talent dirigé par le goût, & éclairé par la réflexion. Le peintre amoureux de son modèle, le Medecin de l'Amour & l'école de la jeunesse, trois pièces que personne ne lui dispute, peuvent aller de pair avec certaines Comedies restées au Théâtre Français, et qu'on y revoit toujours avec applaudissement. L'Ecole de la jeunesse, surtout, est aux ariettes près, une comédie du meilleur genre. Que manque-t-il donc à son auteur pour tenir un rang plus distingué parmi nos Poètes Dramatiques- Un autre Théâtre.
Ajoutez : le Rendez-vous bien employé, le Retour de tendresse.

Achmet et Almanzine, 25 octobre 1776,
L'Amant corsaire, 3 juin 1762,
Les Amants trompés, 26 juillet 1756,
Arlequin marchand de proverbes, 16 mars 1771,
Bertholde à la ville, 9 mars 1754,
Le Boulevard, 24 août 1753,
Cendrillon, 20 février 1759,
Le Chinois poli en France, 20 juillet 1754,
La Clochette, 14 juillet 1766,
La Coquette de village ou le baiser pris et rendu, 19 septembre 1771,
Le Dépit généreux, 16 juillet 1761,
Les Deux chasseurs et la laitière, 23 juillet 1763,
Le Docteur Sangrado, 13 février 1758,
Le Dormeur éveillé, 27 octobre 1764,
L- École de la jeunesse ou le Barnevelt français, 24 janvier 1765,
L- Écosseuse, 4 septembre 1760,
Les Épreuves de l'amour, 1er octobre 1759,
La Fausse aventurière, 22 mars 1757,
La Fausse esclave, 31 mai 1758,
Les Filles pourvues, 31 décembre 1761,
La Harangue interrompue, 4 juillet 1772,
L- Ile des fous, 29 décembre 1760,
L- Ivrogne corrigé ou le mariage du diable, 23 juillet 1759,
Le Maître d'école, 14 mars 1760,
Le Maréchal-ferrant, 22 août 1761,
Mazet, 24 septembre 1761,
Le Médecin de l'amour, 22 septembre 1758,
La Meunière enrichie ou le Gascon puni, 1767,
Le Milicien, 29 décembre 1762,
La Nouvelle Bastienne, 17 septembre 1754,
La Nouvelle troupe, 9 août 1760,
Le Peintre amoureux de son modèle, 26 juillet 1757,
Le Poirier, 21 juin 1772,
Les Précautions inutiles ,23 juillet 1760,
Le Procès des ariettes et des vaudevilles, 31 janvier 1760,
La Rencontre imprévue, compliment de rentrée, 4 novembre 1774,
Le Rendez-vous bien employé, 10 janvier 1774,
La Ressource comique, 22 août 1772,
Le Retour de tendresse, 01 octobre 1774,
Le Soldat magicien, 14 août 1760,
Le Tableau parlant, 20 septembre 1769,
La Vengeance de Melpomène, 12 juillet 1753,
La Veuve indécise, 24 septembre 1759.


Cette partition n'aurait jamais vu le jour sans l'aide précieuse de Anne-Violaine Caillaux et Marie-Aude Guyon, violonistes de l'ensemble Les Monts du Reuil, qui ont dès le début participé à ce projet.
Nous remercions aussi chaleureusement tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis la réalisation de cette partition : Michel Noirey, Raphaëlle Legrand, Jean-Luc Impe, Judith Le Blanc, Françoise Rubellin, Loïc Chahine, Philipp Delacroix, Johanne Cassar, Jean Noviel, Benjamin Alunni, Christian-David Meslé, Jean Selesko, Emmanuel Clerc, Davitt Moroney.

Ouverture, Musique de Laruette & Philidor, Le diable à quatre, livret de Sedaine,17
1. Air de Mr Rameau pour violon et hautbois (Musique : La sagesse est de bien aimer) , 24
2. Récitatif de Mr la Ruette : J'ai joui cette nuit., 26
3. Air : De tous les capucins du monde, 28
4. Ariette de M. Duny Le moyen de faire autrement (Du peintre amoureux,), 29
4. Ariette de M. Duny , 30, Le moyen de faire autrement , 30, (Du peintre amoureux), 30
5. Air?: Si Diogène était réputé sage, vaudeville encore inconnu à la date de création, remplacé par :Extrait de Dardanus de Rameau, 35
6. Air? de Mr la Ruette, Violons tendres, 37
7. Air : De tout temps le jardinage (Albanèse), 39
8. Air?: La Furstemberg (Michel Corrette, Concertos comiques), 41
9. Air?: D'm'avoir instruit de mon bien., 44
10. Air?: L'honneur dans un jeune Tendron., 44
11. Air de Mr Laruette?: Les yeux baissés par modestie., 44
12. Air?: Plus inconstant, 49
13. Air?: Folies d'Espagne (Geminiani), 50
14. Air?: Le pont d'Avignon, 57
15. Air?: Dondaine (Lesage & d'Orneval), 57
16. Air? de Joconde (Glück, Le diable à quatre)., 58
17. Air? des Francs-Maçons, 58
18. Air?: Entre l'Amour et la Raison, 61
19. Air?: Quand je tiens de ce jus d'octobre (Glück, Le diable à quatre), 62
20. Air?: Non, je n'aimerai jamais que vous., 63
21. Air?: Tout roule aujourd'hui dans le monde., 65
22. Air?: Avec un air de mystère., 66
23. Air?: Tout consiste dans la manière, 66
24. Air?: Tomber dedans., 68
25. Air?: Mon petit doigt me l'a dit., 70
26. Air?: Dieu des Amants, 70
27. Air?: Jupin dès le matin, 71
28. (Suite de l'air), 72
28. Air?: Plus les amants vivront, 72
29. Air?: La mort pour les malheureux (Favart), 73
30. Ariette de M. Duny, air?: Quel amour fut aussi tendre?! (de Nina), 79
31. Air?: Au bord d'un ruisseau je file, vaudeville encore inconnu à la date de création, remplacé par : Voyez une infortunée (Emmanuel Clerc) , 81
32. Air?: Grand S. Marin ou La sarabande d'Issé (André Cardinal Destouches)., 84
33. Air?: Du précepteur d'Amour., 86
34. Air?: Reçois dans ton galetas., 86
35. Air?: Pourvu que Colin, ah?! voyez-vous., 87
36. Air?: Avec moi vous faites comparaison, 87
38. Monologue de Mr de la Ruette (N° 6) Flûtes tendres, 88
37. Air?: Je m'sentais là-dedans., 88
39. Air?: L'Allemande Suisse, 92
40. Air?: Faut-il qu'une si faible plante, 93
40. Air?: À l'insu de ma s'ur cadette (Emmanuel Clerc), 94
40 bis. Air?: Faut-il qu'une si faible plante, 96
41. Air?: Ces filles sont si sottes, 97
42. Air?: On n'aime point dans nos forêts, 97
43. Air?: Du manchon, 98
44. Air?: Mariez, mariez-moi (harmonisation Denis Chevalier), 99
45. Air?: Pour t'avoir, le grivois te guette., 101
46. Air?: T'as le pied dans le margoullis, 101
47. Air?: Comme un coucou, 102
48. Air?: À l'envers, 102
49. Ariette de M. la Ruette : On prend femme, c'est l'usage (Noté dans l'Heureux déguisement), 103
50. Air?: Où s'en vont ces gais bergers, 112
51. Air?: Je suis un bon soldat, 114
52. Air?: Pour voir un peu comment ça f?ra, 114
53. Air?: Vous voulez me faire chanter, 115
54. Air?: Préparons-nous pour la fête nouvelle (Lully), 116
55. Air?: Alarmez-vous., 117
56. Air?: Non, je ne ferai pas, 117
57. Air?: Les petits riens (Guichard), 118
58. Air?: Ne v'là-t-il pas que j'aime??, 119
Ritournelle de Rameau (ajoutée par Les Monts du Reuil), 120
59. Air? de Mr la Ruette, 122
60. Air?: Vous me l'avez dit, souvenez-vous en., 125
61. Air?: Je ne sais pas écrire., 125
62. Air?: Je ne verrai plus ce que j'aime., 126
63. Air?: Ici sont venus en personne, 126
64. Air? de l'horoscope accompli., 127
65. Air?: Boire à son tour, 128
65. Air?: Par cet échantillon (Emmanuel Clerc), 129
66. Air?: Que ne suis-je la jonquille?! ou, l'Amant frivole., 131
67. Air?: Lassi, lasson, la son bredondaine., 133
68. Air?: Ah?! Madame Anroux., 134
69. Air?: Lassi, lasson, la sonbredondaine., 135
70. Air?: Sexe charmant dont le partage, 136
71. Air?: Je donnerais les revenus., 136
72. Air?: Morgué, la femme qui m?aura., 137
73. Air?: Paris est en grand deuil (harmonisation Denis Chevalier), 138
74. Air?: La Carmagnole, 139
75. Air?: Du percepteur d'amour., 139
76. Air?: La voici, tôt décampons., 140
77. Air?: Oh, oh, tourelouribo?!, 140
78. Air?: Tarare ponpon, 141
78. Air?: Que venez-vous chercher (Emmanuel Clerc), 142
79. Air?: Des Proverbes, 144
80. Air?: Dans un Couvent bienheureux, 145
81. Air?: Belle Brune, 146
82. Air?: Le Corbillon, 147
83. Air gay (Air?: Non, je ne crois pas), 147
84. Air?: D'Eglé. Que je vous aime?! (Lagarde), 149
85. Air?: Tout est dit, 151
86. Air?: Comment donc as-tu réussi??, 151
87. Air?: Bouchez, Nayades., 151
88. Air?: J'ai, sans y penser., 152
89. Air?: C?est chez vous., 152
90. Air?: Vraiment, ma Commère, oui., 153
91. Récitatif par Mr de la Ruette, 154
92. Duo (gravement), 155
93. chœur de Mr la Ruette (original introuvable, remplacé par un des chœurs de Zoroastre de Rameau), 162

Suppléments : vaudevilles
25. Mon petit doigt me l'a dit (air encore introuvable à la date de création), 177
31. Voyez une infortunée, 178
31. Voyez une infortunée, 178
39. L'allemande suisse, 178
49. Suivons l'amour, 179
56. Air?: Non, je ne ferai pas, 179


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