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Guide des forts et fortifications de la presqu'île de Crozon

12,00 €   

Format 12,5x19 cm,
64 pages.
300 photos, cartes et schémas en couleurs.
Écrit par Ségolène Gueguen et Caroline Salaün,
Communauté de communes de la presqu'île de Crozon.
Dessins de Lionel Duigou. 

EAN: 9782849260562

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Plus de cent cinquante fortifications dont les premières datent de la Préhistoire?!
Depuis toujours, la presqu'île de Crozon, exposée aux routes maritimes de l'ouest de l'Europe, gardienne de la rade de Brest, s'est protégée des envahisseurs et s'est armée pour résister. Au fil du temps, les constructions se sont accumulées, parfois superposées, pour former un ensemble tout à fait exceptionnel, qui permet de voyager de l'âge du fer jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ce guide vous permettra de découvrir et de comprendre ces sites, de mieux lire le paysage qui les entoure et d'en connaître l'histoire. Photos, reconstitutions, notes géographiques et historiques, anecdotes vous guideront pas à pas tout au long de la Route des forts et fortifications de la Presqu'île.


Découvrez également la Presqu'île de Crozon grâce à une série de livres des Éditions Buissonnières : Guide du patrimone bâti en Presqu'île de Crozon et Orchidées en Presqu'île de Crozon.

La mise en valeur des fortifications de la presqu'île de Crozon
LA ROUTE DES FORTIFICATIONS

La presqu'île de Crozon est principalement connue pour son patrimoine naturel et ses paysages magnifiques. Elle possède pourtant également un important patrimoine historique jusqu'ici en partie délaissé, constitué de quelque 150 ouvrages défensifs datant de la Préhistoire à nos jours, que beaucoup souhaitaient depuis longtemps sauvegarder et valoriser.
En 2006, les élus de la Communauté de communes décident de mettre en valeur ce patrimoine. En été 2007, après un an de travail, le projet se concrétise enfin?: la Route des Fortifications est née. Elle permet de découvrir 16 sites sélectionnés pour leur facilité d'accès et leur représentativité historique, auxquels viendront s'ajouter progressivement les ouvrages qui seront cédés par le Ministère de la défense. Des outils de découverte simples et attractifs sont proposés?: un dépliant gratuit comprenant une carte de localisation, des pupitres privilégiant une approche visuelle et pédagogique, installés sur 13 ?sites. Chaque fortification peut donc être visitée séparément, à l'occasion d'une balade sur les sentiers côtiers ou les chemins de l'intérieur?; c'est aussi l'occasion de découvrir des espaces naturels magnifiques et sauvegardés.
Ce guide, réalisé grâce à la précieuse collaboration des Éditions Buissonnières, constitue un nouvel outil de découverte du patrimoine défensif de la Presqu'île. Présentant l'ensemble des sites fortifiés, y compris ceux qui ne sont pas visitables aujourd'hui, il permet d'offrir une vision plus large et plus complète de la richesse de ce patrimoine. Il nous rappelle un aspect important de l'histoire de la Presqu'île?: sa vocation historique de défense du port de Brest, constamment affirmée lors des différents conflits qui ont opposé la France aux Espagnols, aux Anglais ou aux Hollandais au cours des siècles, et plus récemment aux Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Évoquer sans tabou ces chapitres importants de notre histoire et de celle de nos voisins européens, c'est peut-être un pas vers une plus grande compréhension et entente mutuelle.

Jean Cornec, président de la Communauté de communes.



Introduction
La presqu'île de Crozon est l'un des sites de France dont la diversité des fortifications est la plus grande. On trouve en effet des ouvrages marquant sa vocation défensive dès la Préhistoire. Les premières défenses sont érigées sur des promontoires entourés par la mer, donc aisés à défendre?; c'est le cas sur le site de Lostmarc'h, datant de l'âge du fer. Avec les progrès de la navigation et le développement du commerce maritime, la mer devient une voie de communication privilégiée, une ressource précieuse mais aussi une source de menaces?: les invasions sont nombreuses (vikings, pillards...). Dès lors, la possession de Brest, ville située à proximité des axes maritimes reliant le nord de l'Europe à la Méditerranée et port d'escale privilégié, apparaît comme un enjeu stratégique. L'étroit goulet qui mène à Brest, et les côtes de la Presqu'île qui le surplombent, constituent des atouts déterminants pour contrôler l'accès au port. Dès le XVIIe siècle, Vauban, chargé par Louis XIV de la défense des frontières, met à profit cette configuration particulière en construisant des fortifications le long des côtes du Goulet, particulièrement sur la Pointe des Espagnols.

Progressivement, les ouvrages de défense s'étendent à toute la Presqu'île. On protège les lieux où l'ennemi peut débarquer?: plages et port de Camaret, puis anse de Morgat. Des défenses terrestres sont aussi construites?: les lignes de Quélern barrent l'accès à la presqu'île de Roscanvel, et leurs portes se ferment le soir venu. Avec les progrès des techniques militaires au XIXe siècle, les fortifications évoluent et s'enterrent pour devenir invisibles (fort de Landaoudec, batteries de Kerbonn). À la fin du XXe siècle, les menaces devenant de plus en plus invisibles et éloignées, la défense de la nation s'affranchit du territoire, de sa géographie et de sa structure. Pourtant, la Presqu'île garde son rôle stratégique en accueillant à l'Île Longue les sous-marins nucléaires, arme de dissuasion internationale.


Mise en garde
En Presqu'île, de nombreux sites fortifiés désaffectés, en particulier  sur la commune de Roscanvel, sont encore des emprises militaires.
Leur accès est interdit pour des raisons de sécurité. En effet, certaines fortifications présentent des risques?: ouvertures dans le sol peu visibles, tiges de fer et métaux rouillés coupants, édifices menaçant de s'écrouler, etc. Ces sites sont signalés dans le guide grâce à une petite vignette. Prendre le risque de les visiter aujourd'hui engage votre responsabilité.

La fortification
S'il est un terme que l'on rencontre fréquemment lorsque l'on commence à s'intéresser aux bâtiments militaires, c'est bien celui de fortification. Un mot derrière lequel se cachent plusieurs notions et qui mérite certainement un petit développement. D'après les encyclopédies, la fortification (du latin fortis, fort, et facere, faire) est l'art militaire de renforcer une position ou un lieu contre une attaque. Elle a deux fonctions principales?:
- L'obstacle retarde l'attaquant dans sa progression et l'oblige à rester plus longtemps sous le feu des défenseurs.
- La protection met à l'abri des attaques de l'ennemi les troupes chargées de défendre les obstacles. Cette fonction de protection peut être remplie de deux façons?: directement, par l'utilisation de constructions assez solides pour arrêter les projectiles ennemis, ou indirectement, par l'emploi de la distance et, plus récemment, du camouflage. De façon générale, la généralisation des armes à feu de plus en plus perfectionnées a eu pour conséquence d'accroître le besoin de protection.

Les historiens nous apportent davantage de précisions, par exemple?: « À la mobilité et à la force de l'assaillant, la fortification oppose une construction stable qui permet aux défenseurs de briser l'élan d'une attaque, même soudaine et d'où qu'elle vienne. Mais la fortification se révèle être également un formidable outil politique en ce sens qu'elle permet à un pouvoir d'affirmer sa souveraineté et sa puissance sur un territoire?» (Didier Cadiou, Avel Gornog).

«?Quelles que soient les époques et les techniques, il n'existe pas de recettes miracles applicables en toutes circonstances?: la fortification est bien éloignée des systèmes figés, contrairement à ce que ses formes peuvent parfois laisser penser. On retrouve toutefois toujours les mêmes données?:
- La protection est combinée à l'obstacle.
- La défense s'échelonne en profondeur (sur un site mais aussi au sein d'un édifice).
- La sécurité des accès est primordiale (la porte est toujours le point faible).
- Le flanquement est essentiel (il faut éviter les angles morts).
- L'adaptation au terrain est primordiale (pas de recettes ou schémas pré-établis).
C'est pourquoi Vauban refuse d'écrire un traité de la fortification, estimant que la nature du terrain où est érigée une place forte commande sa conception » (J.-Y. Besselièvre).

Préface
Introduction
La fortification

L'éperon barré de Lostmarc'h
Le retranchement féodal de Rozan
L'ancienne abbaye de Landévennec
La tour Vauban
La batterie de Cornouaille
Le fort de Lanvéoc
La batterie du Kador
Les lignes de Quélern
Le fort de la Fraternité
La Pointe des Espagnols
L'île des Morts et l'île de Tréberon
Le Toulinguet

Les corps de garde défensifs
l'Aber
Postolonnec
Rulianec
Le Kador
Le Gouin
Le réduit de Roscanvel

Le fort Robert
L'îlot des Capucins
Le fort de Landaoudec
Le Cap de la Chèvre
Le site de Kerbonn
Le mur de l'Atlantique
Structures défensives au XXIe siècle

Lexique
Bibliographie
Carte des forts et fortifications
Index de la carte


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