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Apprendre l'orthographe vol. II : Orthographe d'accords

49,90 €   

Format 21 x 29,7 cm,
170 pages.
153 fiches de travail.
Fiches photocopiables dans le cadre de la classe.
Écrit par Jean-Pierre Lefort.

EAN: 9782849260524

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Une nouvelle pédagogie de l'orthographe
Volume II : Orthographe d'accords

Le volume II étudie le masculin, le féminin, le genre et le nombre, les déterminants, les adjectifs et participes passés. Puis les verbes conjugués et leur sujet, avoir et être, les participes passés et leurs accords. Fiches tests.

Une pédagogie «révolutionnaire» qui prend en compte les causes réelles des déficiences. Elle met en place, grâce à des exercices dosés et répétitifs, les automatismes indispensables à l'acquisition d'une bonne orthographe. Ces ouvrages s'adressent à tous les enfants du CP au CM (et ensuite ! y compris les adultes). Ils ont été conçus à la suite d'entretiens individuels, de diagnostics, de traitements et de suivis d'environ 250 élèves en difficulté sur une période de cinq ans. Cet ouvrage n'est pas un «dictionnaire» comme le sont la plupart des livres d'orthographe, il se veut plutôt une adaptation de l'orthographe au fonctionnement du cerveau humain en situation d'apprentissage. Les exercices proposés peuvent être présentés d'une manière linéaire, pour un apprentissage progressif ; mais ils peuvent être également choisis en fonction d'erreurs spécifiques.
Les premiers volumes traitent de l'Orthographe d'usage (Volume I), de l'Orthographe d'accords (Volume II), des Homophones Grammaticaux (Volume III), de l'Orthographe des verbes (Volume IV), de lecture orale et compéhension écrite (Volume V) et de l'orthographe grammaticale (Volume VI).

Chaque volume comprend une notice pédagogique très détaillée, les fiches élèves et les corrections quand elles sont nécessaires.

Orthographe d'accords
L'orthographe d'accords comme son nom l'indique concerne la manière d'écrire les mots en marquant les relations qu'ils ont entre eux à partir d'un code. Quand nous parlons d'accords, nous parlons ici exclusivement de ceux qui relient les articles, les noms, les participes passés employés comme adjectifs, les adjectifs, les verbes. Nous nous limiterons d'autre part aux appellations telles que : masculin, féminin, neutre ; singulier, pluriel, verbes (1re, 2e, 3e personne, singulier ou pluriel) et auxiliaire.

Problèmes constatés
Quand dans un écrit d'élève (cours copié, résumé, expression écrite, dictée), on souligne les erreurs d'accords, en vue de le faire corriger, on observe deux comportements?:
- Des élèves corrigeront rapidement parce qu'ils possèdent le vocabulaire, le code et les structures verbales qui permettent d'appliquer les règles apprises. Les erreurs qui ont été commises sont dues au fait que les règles connues n'ont pas été appliquées. Elles n'ont pas été appliquées parce que les structures verbales qui régissent les accords n'ont pas été complètement oralisées (masculin pluriel parce que ce sont des... ; 3e personne du singulier parce que c'est lui qui..., etc.)

- Des élèves modifieront leur texte mais sans beaucoup de succès parce qu'ils n'ont pas la maîtrise du vocabulaire et du code (masculin, féminin, singulier, pluriel avec s, ou x ; 1re, 2e, 3e personne du singulier, du pluriel e, es, e, etc.)
Le fait de ne pas posséder le vocabulaire, le code, les structures verbales empêche les élèves de maîtriser leur impulsivité. Ils écrivent ce qui leur vient par la tête, résultat des analogies, des intuitions que leur cerveau fabrique, issues d'un savoir plus ou moins important mais qui n'est pas ordonné. De plus, notre civilisation de l'image a accouché d'enfants souvent dépourvus de langage intérieur. Ils ne se parlent pas, ils ne commentent pas leur action?; le langage intérieur n'accompagne pas leur démarche.

Les exercices proposés visent à développer une double compétence?:

1) La maîtrise du vocabulaire (masculin, féminin, singulier, pluriel, 1re, 2e, 3e personne du singulier, du pluriel), du code des accords?: (s, x, e, es, ent, etc.).

2) La maîtrise des structures verbales justifiant les accords.
Exemples : des arbres abattus :
- des masculin pluriel, parce que ce sont des arbres.
- arbres, masculin pluriel parce que ce sont des arbres.
- abattus, masculin pluriel parce que ce sont des arbres qui sont abattus.

Le pêcheur regardait la mer?:
- regardait 3e personne du singulier parce que c'est le pêcheur qui regardait.

Ces compétences acquises, il sera facile de maîtriser l'impulsivité et de conserver un raisonnement logique face à l'écrit. L'espèce de fascination qui accompagnait l'écriture va progressivement disparaître. Nous appellerons « verbalisation » l'utilisation de ce vocabulaire et de ces structures verbales.
Nous restons ici dans un domaine de type scolaire, CM1, CM2, Collège.

Implications pédagogiques
L'être humain dispose du langage mais le langage pour être compris, pour activer les zones du cerveau qui le traite, doit être articulé c'est-à-dire, prononcé d'abord à haute voix*, puis à voix basse, puis dit sous forme de langage intérieur, (cette progression étant d'ailleurs aussi celle de l'apprentissage de la lecture). Il est le résultat d'une perception, puis d'une évocation auditive, verbale (parfois avec un support d'image ou d'évocation visuelle), reçue de manière structurée, à l'exception bien sûr de pictogrammes, signes, ou symboles graphiques qui, ne faisant pas partie d'une chaîne de langage, peuvent être reconnus et compris sans passer par l'articulation.

C'est là que se situe le problème des élèves oublieux des règles d'accord. Parce qu'il faut savoir que plus l'enfant est jeune, moins il objective son langage, lequel n'est au début qu'une expression kinesthésique, devenue automatique, aussi difficile pour lui à analyser que le déplacement du bras, la marche, ou la descente d'un escalier. Il faut se rappeler en outre, que le langage oral est une symbolisation, et que le langage écrit est une symbolisation du langage oral. On mesure ici l'ampleur de la tâche (mais c'est le langage écrit qui permet d'objectiver le langage oral)?! Pour reprendre notre exposé sur apprendre, comprendre, et étudier, nous dirons que l'enfant a appris à parler, mais que n'ayant pas de recul sur son langage, il ne peut pas encore l'étudier.

Pour ce faire, il lui faut acquérir le vocabulaire et les structures verbales qui permettent d'appliquer les règles (sans nécessairement les comprendre). Cela ne peut se faire que par des répétitions systématiques. Elles seules permettront d'arriver à l'automatisme de la reconnaissance des éléments de la phrase, puis de leur emploi à l'intérieur d'une structure, puis de l'application de cette structure. Ce n'est qu'à la suite de ces répétitions (verbalisation du vocabulaire, des structures) que l'élève comprendra réellement l'orthographe d'accord. Ce qui lui permettra progressivement d'opérationnaliser son savoir, puis d'automatiser les accords. Les exercices proposés ci-après n'ont pas d'autres objectifs.

* Flaubert avait une pièce dans laquelle il lisait tous ses écrits à haute voix. Il appelait cette pièce son « gueuloir ».

Présentation de l'ensemble de la méthode
Une nouvelle pédagogie de l'orthographe
Cette nouvelle pédagogie de l'orthographe a été conçue suite aux entretiens individuels, aux diagnostics, aux traitements et suivis d'environ 250 élèves en difficulté sur une période de cinq ans (du CM1 au BTS).
Son originalité tient au fait que les exercices proposés, les consignes à respecter, ont été élaborés à partir de déficiences clairement identifiées. Cet ouvrage n'est pas un «dictionnaire» comme le sont la plupart des livres d'orthographe, il se veut plutôt une adaptation de l'orthographe au fonctionnement du cerveau humain en situation d'apprentissage.
Les problèmes que pose l'application des règles de l'orthographe d'accords ne relèvent pas de la même catégorie que ceux rencontrés lors de l'apprentissage de l'orthographe d'usage. Ils seront donc présentés sous des formes différentes. Il sera de même pour l'apprentissage de la graphie des homophones grammaticaux et de celle des verbes conjugués. Sans exclure l'éternelle question: «Peut-on écrire sous dictée sans comprendre ?»
Les exercices proposés peuvent être présentés d'une manière linéaire, pour un apprentissage progressif ; mais ils peuvent être également choisis en fonction d'erreurs spécifiques.

Quand on n'est pas bon en orthographe ?
Quand un élève, un enseignant ou un parent, se trouve face à ce type de document, il est le plus souvent démuni pour effectuer les corrections nécessaires, quand il n'est pas désespéré, (au point d'avoir perdu tout espoir d'amélioration).
C'est en réponse à ce problème que nous avons conçu cet ouvrage. En effet, l'apprentissage de l'orthographe est un apprentissage «dur» car il s'agit d'apprendre un code dont les éléments symboliques ont été choisis arbitrairement. La difficulté en français est accentuée du fait d'une graphie extrêmement complexe.
Nous ferons d'abord une analyse du document d'introduction, puis nous verrons ce qu'est l'acte d'apprendre, par rapport à celui de comprendre, d'étudier ou de connaître. Nous identifierons ensuite les activités mentales auxquelles il faut se livrer pour «apprendre». Puis, pour chaque difficulté spécifique à l'orthographe, nous poserons un diagnostic et nous expliquerons pourquoi l'élève commet des erreurs. Nous proposerons à chaque fois des exercices.
Enfin nous dirons quelques mots sur la dyslexie, terme générique pour nommer l'ensemble des troubles du langage écrit. Nous verrons que les causes peuvent être multiples sans pour autant que la dyslexie soit considérée comme une «maladie».

L'ensemble des erreurs justifie que certains sujets soient désespérés, comme nous l'avons dit, si nous considérons l'orthographe comme une somme de savoirs à apprendre. La tâche paraît gigantesque, voire impossible, car tout apprentissage précis, (une règle de grammaire, une liste de mots) ne se traduira pas par une amélioration significative de l'orthographe. En effet, la variété des graphies est grande, car elles n'obéissent à aucune règle précise et les exceptions sont légions.

Il en est tout autre si on classe les problèmes. Bien sûr, certaines erreurs sont dues à un manque de savoir, mais si nous analysons pourquoi ces savoirs ne sont pas acquis; nous observerons que certaines déficiences relèvent plus d'un manque de savoir-faire que d'un manque de savoirs. À ce sujet, nous distinguerons cinq catégories de déficiences :

1. Orthographe d'usage. Les mots ne sont pas écrits correctement, parce qu'ayant été mal perçus visuellement, ils n'ont pu être mémorisés.

2. Orthographe d'accords. Le sujet ne possède pas les structures verbales qui lui permettraient d'appliquer ce qu'il sait.

3. Orthographe des verbes. La graphie des verbes conjugués est très différente de celle des noms, adjectifs, adverbes. Il faut apprendre la graphie des verbes.

4. Homophones. Le sujet écrit comme il entend, parce qu'il n'a pas acquis les concepts qui permettent de respecter les différentes graphies.

5. Méconnaissance de la nature des mots. Il faut connaître la nature grammaticale des mots pour reconnaître par exemple un adverbe, par nature invariable.

6. Compréhension. Le sujet ne comprend pas ce qu'il écrit et il transcrit les phonèmes qui lui sont dictés, ou qu'il se dicte.

Jean-Pierre Lefort

Une nouvelle pédagogie de l'orthographe
Quand on n'est pas bon en orthographe ?
Présentation de l'ensemble de la méthode
L'orthographe, ça s'apprend,
Mais c'est quoi "apprendre"??
1. Apprendre
2. Comprendre
3. Étudier
4. Connaître
Comment apprendre
1. La perception
2. Les images mentales
3. Expérimentation de l'image visuelle?
4. Expérimentation de l'image auditive
Conclusion

L'orthographe d'accords
- Problèmes constatés
- Implications pédagogiques
- Présentation des fiches d'apprentissage

1. Masculin ou féminin?- fiche guide + p 39 à 48
12. Masculin ou féminin, singulier ou pluriel?- Fiche guide + p 50 à 54
18. Genre et nombre, fiche guide + p 56 à 60
24. Accords avec le déterminant "de", fiche guide + p 62 à 66
30. L'accord du participe passé employé comme adjectif, fiche guide + p 68 à 83
47. L'accord des adjectifs fiche guide 1 & 2 + p 86 à 90
54. L'accord des adjectifs, fiche guide + p 92 à 101
65. Construire des expressions p 102 à 106
70. Quelque, tout, même, fiche guide + p 109 à 118
82. Les verbes conjugués, fiche guide + p 120 à 129
93. Identifier le sujet d'un verbe, fiche guide + p 131 à 134
98. Verbaliser des phrases entières, p 135 à 140
104. Reconnaître les auxiliaires, p. 141 à 146
110. L'accord du participe passé, fiche guide + p 148 à 152
116. Formes verbales, fiche guide + p 154 à 163
127. Le sujet du verbe, fiche guide + p 165 à 169
133. Accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir, fiche guide + p 171 à 176
140. Accord du participe passé, p 177 à 180
144. Verbalisation des accords, p 181 à 188

Corrections 189


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